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Pechiney ? Disparu. Arcelor ? Démantelé, après avoir été vendu à l'indien Mittal. Alcatel ? Pillé par les Américains de Lucent, puis bradé au Finlandais Nokia. Le chimiste Rhodia, ancien Rhône Poulenc, racheté par le belge Solvay. Lafarge ? Absorbé par le Suisse Holcim, pour le plus grand profit du financier belge Albert Frère. Alstom ? Son activité historique dans l'énergie vendue à l'américain General Electric. Areva ? En état de mort quasi clinique. EDF ? Déstabilisé par l'effondrement de la filière nucléaire et asphyxié par les directives européennes. SNCF ? En voie de dépérissement. La liste est longue de tous ceux qui furent des fleurons de l'industrie française et qui, aujourd'hui, ont disparu, se sont fait racheter, où sont dans les pires difficultés. On pourrait y ajouter Vallourec, Stmicroelectronics, voire tant d'autres sociétés industrielles moins connues, vendues à des fonds d'investissement, à travers des LBO qui ont le plus souvent conduit à leur attrition. 

Pour traiter aujourd'hui des questions de sécurité nationale en général et de défense en particulier, il est indispensable d'évoquer la manière de communiquer autour de ces enjeux, y compris dans le cadre du divertissement. L'ACSE, via Eric DELBECQUE, est donc partie à la rencontre de MARIUS. De nombreux téléspectateurs le connaissent depuis quelques semaines via « Garde-à-vous », ce prime de M6 qui fait revivre à de jeunes hommes d’une vingtaine d’années trois semaines de service militaire, au Fort de Charlemont à Givet. Récit d'une instructive et plaisante conversation !

A l’ère de l’Anthropocène, la compétition à tout crin est un suicide. La puissance de demain est celle qui saura répartir son pouvoir (distributed power), pas pour le perdre ou le diluer mais au contraire, pour le consolider. Dans ce monde hyper-connecté, aucune action n’est neutre. Les grandes puissances ont donc tout intérêt à prendre soin des autres afin de limiter les injustices qui génèrent chômage, migrations et terrorisme. Le monde est définitivement ouvert et aucune société n’est à l’abri des soubresauts du monde. A moins d’ériger d’autres murs, toujours plus hauts, toujours plus larges et de s’enfermer dans sa propre prison.

Rien de nouveau sous le soleil en 2016 ! On veut toujours que la nouvelle année apporte son lot d’inédit : l’ACSE choisit de constater que la continuité s’impose. Celle des défis que l’Hexagone doit relever. A commencer par celui de la protection de nos concitoyens, qu’ils se trouvent dans des espaces privés, dans des lieux publics, ou à l’intérieur des entreprises dans lesquelles ils passent une grande partie de leur journée. Ce qui impose de bousculer résolument nos vieilles certitudes sur la sûreté des entreprises, ces dernières apparaissant tout aussi menacées que les symboles de l’Etat ou la voie publique. Les attentats du 13 novembre l’ont clairement démontré.

L’unité nationale ne doit pas seulement se faire sur la scène politique. Il importe qu’elle soit également constatable entre les entreprises et l’Etat. Baroque dira-t-on ? Certainement pas. Il est désormais vain d’opérer des distinctions que la France semble cultiver en solitaire. La sécurité nationale est un langage commun, un bien commun, une œuvre commune. Il s’agit simplement de se mettre d’accord sur l’orthographe et la grammaire de cette langue imposée par notre siècle.